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Fugue américaine : Bruno Le Maire rend hommage à Vladimir Horowitz

Le livre de Bruno Le Maire sur un pianiste célèbreSource : Leseditonsdumoteur

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, est aussi un écrivain passionné de musique classique. Il vient de publier son neuvième roman, Fugue américaine, aux éditions Gallimard. Dans ce livre, il raconte la vie extraordinaire de Vladimir Horowitz, un des plus grands pianistes du XXe siècle, qui a fui la Russie soviétique pour s’installer aux États-Unis.

Un génie du piano aux multiples facettes

Vladimir Horowitz est né en 1903 à Kiev, dans l’Empire russe. Il commence à jouer du piano à l’âge de six ans et se révèle très vite comme un prodige. Il se forme au Conservatoire de Kiev puis à celui de Petrograd (Saint-Pétersbourg). Il donne son premier récital à 17 ans et impressionne par sa virtuosité, sa sensibilité et son originalité.

Voici une vidéo présentant ce pianiste :

En 1925, il quitte la Russie pour l’Europe occidentale, où il se produit dans les plus grandes salles de concert. Il rencontre notamment Arturo Toscanini, qui deviendra son ami et son partenaire musical privilégié. En 1928, il traverse l’Atlantique pour la première fois et fait ses débuts au Carnegie Hall de New York. Il est acclamé par le public et la critique américains, qui le surnomment « le roi du piano ».

Horowitz est un artiste complexe et tourmenté. Il souffre de dépression, d’anxiété et de troubles bipolaires. Il est aussi homosexuel dans une époque où l’homosexualité est mal acceptée. Il se marie en 1933 avec Wanda Toscanini, la fille du chef d’orchestre, mais leur union est plus une façade qu’un véritable amour. Il connaît plusieurs périodes de retrait de la scène, durant lesquelles il se consacre à l’enseignement ou à l’enregistrement.

Un exilé en quête d’identité

Horowitz est aussi un homme déraciné, qui cherche sa place dans le monde. Il obtient la nationalité américaine en 1944, mais il ne renonce pas à ses origines russes. Il retourne en URSS en 1986 pour y donner deux concerts historiques, après plus de 60 ans d’absence. Il meurt en 1989 à New York, à l’âge de 86 ans.

Bruno Le Maire explore les différentes facettes de la personnalité de Horowitz dans son roman. Il imagine que le pianiste a laissé derrière lui un journal intime, qui est découvert par un jeune homme nommé David. Ce dernier est le fils d’une famille juive qui a fui la Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale et qui s’est installée à New York. David est fasciné par Horowitz et par son destin hors du commun.

Une ode à la musique et à la liberté

Fugue américaine est plus qu’une biographie romancée de Vladimir Horowitz. C’est aussi une ode à la musique et à la liberté. Bruno Le Maire montre comment le piano a été pour Horowitz un moyen d’expression, de résistance et d’évasion. Il décrit avec finesse et émotion les œuvres qu’il a interprétées, notamment celles de Chopin, Schumann, Liszt ou Rachmaninov.

Le roman est également une réflexion sur l’exil et l’intégration. Il met en parallèle les parcours de Horowitz et de David, qui ont tous deux quitté leur pays natal pour les États-Unis. Il souligne les difficultés qu’ils ont rencontrées pour s’adapter à leur nouvelle culture, mais aussi les richesses qu’ils ont apportées par leur talent et leur sensibilité.

Fugue américaine est un livre qui ravira les amateurs de musique classique, mais aussi les lecteurs curieux de découvrir un personnage fascinant et attachant.

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